L’abdominoplastie, également appelée plastie abdominale, est une intervention de chirurgie plastique destinée à corriger un excès de peau et, lorsque cela est nécessaire, un relâchement de la paroi musculaire abdominale.
Elle s’adresse notamment aux patients présentant un relâchement du ventre après une ou plusieurs grossesses, une perte de poids importante ou des variations pondérales.
Contrairement à la liposuccion, qui agit principalement sur les amas graisseux, l’abdominoplastie permet de retirer un excès cutané. Les deux techniques peuvent être associées lorsqu’un excès de graisse accompagne le relâchement de la peau.
Le Dr Grégory Staub pratique l’abdominoplastie à l’IECEP, à Boulogne-Billancourt, aux portes de Paris.
Qu’est-ce qu’une abdominoplastie ?
L’abdominoplastie consiste à retirer l’excès de peau situé principalement dans la partie inférieure de l’abdomen puis à redraper la peau abdominale.
L’objectif est d’améliorer le contour du ventre et de restaurer une silhouette plus harmonieuse.
Selon l’anatomie du patient, l’intervention peut également comprendre une liposuccion de certaines zones abdominales ou des flancs ainsi qu’une correction de la paroi musculaire lorsqu’un diastasis est présent.
L’intervention est donc adaptée à chaque patient plutôt que réalisée selon un schéma unique.
Dans quels cas peut-on envisager une abdominoplastie ?
Une plastie abdominale peut être envisagée lorsqu’il existe un excès cutané abdominal suffisamment important pour ne pas pouvoir être corrigé par une simple liposuccion.
Cette situation peut notamment apparaître après :
- une ou plusieurs grossesses ;
- une perte de poids importante ;
- des variations pondérales répétées ;
- le vieillissement et le relâchement progressif des tissus.
La consultation permet de distinguer les différentes composantes du problème : excès graisseux, relâchement cutané et éventuel relâchement de la paroi musculaire.
Quelle différence entre liposuccion et abdominoplastie ?
La liposuccion et l’abdominoplastie répondent à deux problèmes différents.
La liposuccion permet de diminuer des amas graisseux localisés lorsque la peau possède une capacité suffisante de rétraction.
L’abdominoplastie permet de retirer un véritable excès de peau lorsque celle-ci ne peut plus se rétracter suffisamment.
Chez certains patients, les deux problèmes coexistent. Une liposuccion peut alors être associée à l’abdominoplastie afin d’améliorer les contours de l’abdomen et des zones adjacentes.
Le choix ne dépend donc pas uniquement de la quantité de graisse présente, mais surtout de la qualité de la peau et de l’anatomie de l’abdomen.
Qu’est-ce qu’un diastasis des muscles abdominaux ?
Le diastasis correspond à un écartement des muscles droits de l’abdomen sur la ligne médiane.
Il peut notamment apparaître après une ou plusieurs grossesses et contribuer à donner au ventre un aspect projeté, même en l’absence d’un excès graisseux important.
Lorsqu’un diastasis significatif est présent et que son traitement est indiqué, la paroi abdominale peut être corrigée au cours de l’abdominoplastie.
Cette correction est différente de la simple suppression de peau ou de graisse : elle concerne directement la paroi musculaire abdominale.
Peut-on associer une liposuccion à l’abdominoplastie ?
Oui. L’association d’une liposuccion à une plastie abdominale est fréquente lorsque des amas graisseux sont présents autour de l’abdomen ou des flancs.
L’objectif est alors de travailler non seulement la peau abdominale mais également les volumes afin d’obtenir une transition harmonieuse entre le ventre, la taille et les hanches.
L’étendue de la lipoaspiration doit cependant être adaptée à chaque intervention et à la qualité des tissus.
Qu’est-ce qu’une mini-abdominoplastie ?
La mini-abdominoplastie est une intervention plus limitée qui peut être proposée lorsque l’excès cutané concerne principalement la région située sous l’ombilic.
Elle ne constitue pas simplement une « petite abdominoplastie ». Son indication dépend de la localisation du relâchement cutané, de la position de l’ombilic et de l’état de la paroi abdominale.
Lorsque l’excès de peau s’étend largement au-dessus et au-dessous de l’ombilic, une abdominoplastie complète est généralement plus adaptée.
Le choix entre mini-abdominoplastie et abdominoplastie complète est donc déterminé lors de l’examen clinique.
Que devient le nombril lors d’une abdominoplastie ?
Lors d’une abdominoplastie complète, la peau abdominale est redrapée vers le bas alors que l’ombilic conserve son attache profonde à la paroi abdominale.
Une nouvelle ouverture cutanée est réalisée afin de faire ressortir le nombril à travers la peau redrapée. On parle de transposition de l’ombilic.
La forme et la discrétion de la cicatrice péri-ombilicale participent à l’aspect naturel du résultat.
Dans certaines mini-abdominoplasties, une transposition de l’ombilic n’est pas nécessaire.
Où se situe la cicatrice d’une abdominoplastie ?
L’abdominoplastie nécessite une cicatrice horizontale dans la partie inférieure de l’abdomen.
Sa longueur dépend de l’importance et de la répartition de l’excès cutané. Elle est positionnée aussi bas que possible afin de pouvoir être dissimulée dans les sous-vêtements ou le maillot de bain lorsque l’anatomie le permet.
Lors d’une abdominoplastie complète avec transposition de l’ombilic, une cicatrice supplémentaire est située autour du nombril.
Comme toutes les cicatrices chirurgicales, elles évoluent pendant plusieurs mois avant de progressivement s’assouplir et s’atténuer. Leur aspect final varie également selon les caractéristiques individuelles de cicatrisation.
Comment se déroule une abdominoplastie ?
Avant l’intervention, l’excès cutané, la répartition de la graisse et l’état de la paroi abdominale sont analysés afin de définir précisément le geste chirurgical.
L’excès de peau est retiré, la peau restante est redrapée et, lorsque cela est nécessaire, un diastasis peut être corrigé.
Une liposuccion peut être associée afin de remodeler certaines zones graisseuses.
L’intervention est réalisée au bloc opératoire de l’IECEP à Boulogne-Billancourt, établissement chirurgical dédié et certifié par la Haute Autorité de santé (HAS).
La durée de l’intervention et les modalités d’hospitalisation dépendent de l’importance de la correction à réaliser et des gestes éventuellement associés.
Quelles sont les suites d’une abdominoplastie ?
Les premiers jours peuvent être marqués par un œdème, des ecchymoses et une sensation de tension abdominale.
La position du corps peut être temporairement adaptée afin de limiter la tension exercée sur la cicatrice.
Un vêtement compressif ou une contention abdominale peut être prescrit selon le geste réalisé. Les modalités de mobilisation et de prévention du risque thromboembolique sont déterminées individuellement en fonction de l’intervention et des facteurs de risque du patient.
La reprise du travail dépend de l’activité professionnelle et de l’importance de l’intervention. La reprise du sport est progressive et décidée au cours du suivi postopératoire.
Il n’existe donc pas un calendrier identique applicable à tous les patients.
Quand peut-on apprécier le résultat ?
Le ventre est modifié dès l’intervention, mais l’œdème postopératoire masque initialement une partie du résultat.
La silhouette évolue progressivement au cours des semaines et des mois suivants. Les tissus s’assouplissent et les cicatrices poursuivent leur maturation sur une période plus longue.
Le résultat doit donc être apprécié progressivement plutôt qu’au cours des premières semaines.
Une grossesse est-elle possible après une abdominoplastie ?
Une grossesse reste possible après une abdominoplastie.
Elle peut toutefois entraîner une nouvelle distension de la peau et de la paroi abdominale et modifier le résultat obtenu.
Lorsqu’une grossesse est envisagée à court terme, il peut donc être préférable, lorsque la situation le permet, de différer l’intervention.
Peut-on reprendre du poids après une abdominoplastie ?
Oui. L’abdominoplastie ne protège pas contre une prise de poids ultérieure.
Des variations pondérales importantes peuvent modifier le résultat en entraînant une nouvelle augmentation du tissu graisseux ou une distension des tissus.
Un poids relativement stable avant et après l’intervention favorise donc la stabilité du résultat.
Quels sont les risques d’une abdominoplastie ?
Comme toute intervention chirurgicale, l’abdominoplastie comporte des risques.
Un hématome, une infection, un retard ou un trouble de cicatrisation, un sérome, des modifications de sensibilité, une asymétrie ou une cicatrice de qualité imparfaite peuvent notamment survenir.
Des complications générales, notamment thromboemboliques, sont également possibles. Leur prévention dépend de l’importance de l’intervention et des facteurs de risque individuels.
Certains facteurs, notamment le tabagisme, peuvent augmenter le risque de complications de cicatrisation. Ils sont recherchés et discutés avant l’intervention.
Les bénéfices attendus, les limites et les risques propres à chaque situation sont expliqués lors des consultations préopératoires.
L’abdominoplastie peut-elle être prise en charge ?
L’abdominoplastie est généralement considérée comme une intervention esthétique lorsqu’elle vise uniquement à améliorer la silhouette.
Dans certaines situations particulières, notamment en présence d’un excès cutané abdominal important répondant aux critères de l’Assurance Maladie, une prise en charge peut éventuellement être envisagée après évaluation médicale et selon les règles en vigueur.
La possibilité d’une prise en charge ne peut donc pas être déterminée uniquement à partir de photographies ou d’une demande à distance. Elle nécessite un examen clinique et, lorsqu’elle est applicable, le respect de la procédure prévue par l’Assurance Maladie.
Consultation pour une abdominoplastie à Paris et Boulogne-Billancourt
La consultation permet d’examiner la peau, la répartition de la graisse, la position de l’ombilic et la paroi abdominale.
Elle permet notamment de déterminer si le problème relève principalement d’une liposuccion, d’une mini-abdominoplastie, d’une abdominoplastie complète ou de l’association de plusieurs gestes.
Le projet opératoire est adapté à la morphologie et aux attentes de chaque patient, avec pour objectif d’obtenir une correction cohérente de l’ensemble de l’abdomen et de la silhouette.
Le Dr Grégory Staub reçoit ses patients à l’IECEP à Boulogne-Billancourt, aux portes de Paris.
L’abdominoplastie fait partie des différentes interventions de chirurgie esthétique de la silhouette pratiquées par le Dr Grégory Staub.
Questions fréquentes sur l’abdominoplastie
Quelle différence entre plastie abdominale et abdominoplastie ?
Il s’agit de deux termes utilisés pour désigner la même famille d’interventions visant à corriger un excès cutané de l’abdomen.
Une abdominoplastie fait-elle perdre du poids ?
Ce n’est pas son objectif. Le poids des tissus retirés peut entraîner une diminution pondérale, mais l’intervention vise principalement à corriger la forme du ventre et l’excès de peau.
Peut-on faire uniquement une liposuccion du ventre ?
Oui lorsque le problème est essentiellement graisseux et que la peau possède une capacité suffisante de rétraction. En présence d’un excès cutané important, une liposuccion seule peut être insuffisante.
Peut-on corriger un diastasis pendant l’intervention ?
Oui, lorsqu’un diastasis est présent et que sa correction est indiquée, il peut être traité au cours de l’abdominoplastie.
La cicatrice est-elle très longue ?
Sa longueur dépend de l’excès de peau à retirer. L’objectif est de la positionner aussi bas et aussi discrètement que l’anatomie le permet.
Le nombril est-il déplacé ?
Dans une abdominoplastie complète, le nombril conserve son attache profonde mais est repositionné à travers la peau abdominale redrapée.
Peut-on associer abdominoplastie et liposuccion ?
Oui. Cette association peut permettre de traiter simultanément l’excès cutané et certains excès graisseux afin d’améliorer l’ensemble du contour abdominal.
Quand peut-on reprendre le sport ?
La reprise est progressive et dépend notamment de l’importance de l’intervention et d’une éventuelle correction de la paroi musculaire. Les consignes sont adaptées au cours du suivi postopératoire.
